Les RPS doivent figurer au DUERP. Enjeux, diagnostic Gollac et formation de 2 jours pour agir en entreprise.

Le monde du travail a profondément évolué ces dernières années, et avec lui, la nature des risques professionnels. Aux côtés des risques physiques — chutes, TMS, manutention — s’est imposée une nouvelle catégorie de risques, tout aussi sérieuse mais souvent moins visible : les risques psychosociaux (RPS). Stress chronique, surcharge de travail, conflits de valeurs, insécurité de l’emploi, épuisement professionnel … Ces facteurs touchent désormais une part croissante des salariés, quel que soit le secteur d’activité ou la taille de la structure.

Leurs conséquences, en revanche, sont loin d’être abstraites. Absentéisme en hausse, turn-over difficile à maîtriser, tensions au sein des équipes, dégradation du climat social, voire situations de burn-out : autant de signaux qui, une fois installés, sont bien plus coûteux à corriger qu’à prévenir. C’est pourquoi la prévention des RPS ne peut plus être traitée comme un sujet accessoire.

Les RPS, un risque professionnel comme un autre — au regard de la loi

Contrairement à une idée encore répandue, les risques psychosociaux ne relèvent pas d’une simple démarche volontaire ou d’un « plus » apporté par les entreprises soucieuses du bien-être de leurs salariés. Ils sont, avant tout, encadrés par la réglementation. En effet, la loi est claire : les RPS doivent être intégrés au Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) au même titre que tout autre risque (article L4121-3-1 du Code du travail).
Vous trouverez plein d’informations a ce sujet sur le site de l’Anact : ici

Autrement dit, ne pas les évaluer expose l’entreprise à une non-conformité réglementaire. Mais au-delà de l’aspect légal, c’est surtout un facteur majeur de mal-être au travail qui est ainsi négligé — avec des répercussions concrètes sur la santé des salariés comme sur la performance collective de l’organisation.

Une démarche de prévention structurée, en quatre étapes

Face à un sujet aussi sensible, l’improvisation n’a pas sa place. Une démarche de prévention efficace repose sur une méthodologie éprouvée, articulée autour de quatre grandes étapes.

La première étape consiste à identifier les salariés en difficulté et à détecter les signaux faibles, avant qu’une situation ne se dégrade durablement. Changements de comportement, isolement, plaintes récurrentes ou perte de motivation sont autant d’indices à ne pas négliger.

Il conviendra ensuite d’étudier les facteurs de RPS à la lumière des modèles reconnus dans la littérature scientifique et institutionnelle : facteurs biomécaniques, organisationnels et environnementaux. Cette analyse permet de comprendre les causes profondes, et non seulement les symptômes.

Le diagnostic s’appuie notamment sur les 6 critères de la grille Gollac, référence méthodologique largement utilisée en matière d’évaluation des RPS. Cette grille permet d’objectiver une situation souvent perçue de manière très différente selon les niveaux hiérarchiques.

Enfin, un plan d’actions concret est élaboré et intégré au DUERP, sur le modèle d’un PAPRIPACT. C’est cette dernière étape qui transforme le diagnostic en amélioration réelle et mesurable des conditions de travail.

Une formation pour agir, pas seulement pour comprendre

Comprendre les RPS est une première étape nécessaire ; savoir les repérer et agir concrètement en est une autre.

C’est tout l’objet de la formation « S’initier à la prévention des RPS », conçue sur 2 jours et destinée aux membres du CSE, aux managers, aux équipes RH ainsi qu’à toute personne impliquée dans la démarche de prévention au sein de l’entreprise.